Global Fashion Week focus sur la jeune création mondiale

Global Fashion Week focus sur la jeune création mondiale .En marge de la PFW SS24, la plateforme canadienne propose 24 designers dont Dr Maaya, La fripe à Jo et ses sacs ballons de sport, Jusma et son gorpcore for party, Regina Bonde et ses tissus tradi-organiques et Mayuko Daimon et sa haute couture poétique. Un festival de tendances.
Lancée en 2017 la Global Fashion Collective est une plateforme dirigée par l’équipe Vancouver Fashion Week. Objectif : booster de jeunes marques à travers des défilés clés en main durant les fashion weeks de New-York, Tokyo et Paris.
La sélection SS24 parisienne met en lumière 24 designers internationaux dont beaucoup de stylistes asiatiques. On remarque des costumiers (ballet et théâtre), des marques de sportswear haut de gamme, d’autres qui mettent en avant l’upcycling et l’inclusivité, d’autres encore qui s’inspirent des techniques ancestrales. Focus sur créateurs Dr Maaya, la fripe à Jo (Joana Bender) et ses sacs en forme de ballon, Jusma et son gorpcore sophistiqué, Regina Bonde et ses tissus tradi-organiques et Mayuko Daimon et sa haute couture poétique.
Dr Maaya collection aimantée et épicée

Durant le défilé les mannequins dansent, sautent, s’amusent. Le moment est à la joie et à la dérision. À l’image de la marque.
Débordante de vie et de couleurs Dr Maaya (photo principale) est l’œuvre d’une neurochirurgienne devenu styliste après des études de design à la Central Saint Martins de Londres. Un itinéraire singulier que la créatrice explique toutefois par un amour de la mode qui se déclare dès l’enfance.
Dr Maaya n’a pas non plus cessé d’imaginer et de créer durant sa carrière médicale. Et c’est notamment les techniques de cet univers qu’elle utilise. Scanners et autres technologies d’imagerie médicale laissent voir des tissus humains comme les motifs des tissus couture. Dr Maaya agglutine les différents éléments de ses créations avec de la glue.

Le rendu est une mode épicée et aimantée. Certains modèles sont épinglés de tableaux, de sortes de briques de lait ou de jus ou encore revisitent des portraits en les encerclant. Bref c’est une brocante vivante et sophistiquée. Très vivante et très colorée surtout. Les couleurs éclatent comme les rires de la styliste.
Joana Bender : basket, foot, rugby bags

Joana Bender se lance en 2019 sur Instagram avec un vestiaire recyclé. Elle vend depuis sa page ou organise des vides dressings. D’où son nom : La fripe à Jo. Mais la covid change la donne. Joanna se transforme alors en styliste pour des shootings ou des vidéo clips. Ensuite elle se tourne vers les Basket Bags. Rien de nouveau reconnait la Genevoise. Andrea Bergard, américaine et professionnelle de basket, est la première à lancer le concept. Mais la tendance s’affirme et est toujours en mouvement. Joana persévère, propose une dizaine de modèles produits à la main dans son atelier. Car désormais la technique à base d’aiguilles, pinces, colles, peinture n’a plus de secret pour elle.

À la Paris Fashion Week, Joana Bender propose douze looks à base de ballon de foot, rugby et basket. Alors en pleine Coupe du monde de rugby on se la joue La fripe à Jo !
Jusma : gorpcore for party

Diplômé de l’ODA Fashion College et formé à École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne. Marcus, lance en 2022 sa marque Jusma ( contraction du prénom du créateur Marcus et de celui de son jumeau Justin).

Le défilé parisien a présenté une chorégraphie de boys band entre K pop et Michael Jackson. Côté vestiaire des pantalons cargo ultra zippé ou fluides et marqués de larges bandes. Ainsi que des hauts faits de multiples couches façon Gorncore for partiing. Des impressions maille filet, des bandes, du métal. Le créateur japonais revendique le show off avec une grosse touche d’enfance. Il est ainsi venu saluer avec une peluche très Kawaï.
Regina Donde : noir et blanc version géométrique et éthique

La créatrice mexicaine Regina Donde puise dans les cultures ancestrales pour en tirer une mode agréable à porter. Pour ses pièces uniques elle utilise notamment des tissus organiques et des techniques d’impression traditionnelle « pour une approche durable et éthique de la mode ». Sa collection SS24 décline le noir et blanc en motifs géométriques variés dans un rendu très fluide.

Mayuko Daimon : haute couture poétique

Mayuko Daimon a étudié les techniques de haute coutre à New-York et débuté sa carrière comme costumière en 2014. Aujourd’hui elle cumule les métiers : actrice, photographe, vidéaste etc. La créatrice japonaise aime présenter ses collections comme le ferait une artiste. La collection SS24 s’intitule d’ailleurs MUSE;UM. Elle évoque le voyage d’un papillon bleu au dessus de la mer et dans les paysages japonais. Joli jeu de transparence, de couleurs et de travail des matières.

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