Art Explora ouvre la villa Tirana

Art Explora ouvre la villa Tirana. L’ancienne résidence privée du dictateur Enver Hoxha accueillera fin 2024 des artistes en résidence. Objectif : dynamiser l’art contemporain en Albanie et dans les Balkans.
En décembre 2024, Art Explora lance en Albanie un nouveau programme de résidence pour les artistes, les chercheuses et les chercheurs, dont le premier appel à candidatures a débuté le 30 avril dernier.
Le programme s’inscrit dans le double objectif de la Fondation créée en 2019. D’une part permettre l’accès à la culture pour de nouveaux publics, de l’autre soutenir la création contemporaine.
« Le nouveau programme, accueillera jusqu’à une trentaine d’artistes, chercheuses et chercheurs pour des résidences de 3 mois se déployant sur 3 sessions par an » explique Blanche de Lestrange, directrice artistique d’Art Explora. « Chaque résident et résidente bénéficiera d’un atelier-logement, d’espaces de production et d’exposition, ainsi que d’une bourse de vie et de production pour développer ses recherches ». Une attention particulière est accordée aux ressortissants des Balkans. Toutefois la Vila 31 reste ouverte aux artistes internationaux. Proportion : 50 % d’artistes régionaux et 50 % de créateurs extérieurs à la zone.
Par ailleurs la villa Tirana sera ouverte au public à travers des worshops, une coopération avec les écoles et les institutions culturelles.
Elle bénéficiera aussi du maillage des projets de la Fondation. Ainsi des artistes de la Vila 31 viendront trois mois en résidence à la Cité des arts de Paris et des résidents parisiens séjourneront trois mois à la villa Tirana.
Vila 31 une architecture de bulles blanches

La villa Tirana est l’ancienne résidence privée du dictateur Enver Hoxha. « Crainte et admirée elle est restée en l’état pendant quarante ans » précise Bruno Julien directeur d’Art Axplora qui s’attarde sur son « style années 70, presque hollywoodien ». Finalement le premier ministre albanais Edi Rama propose à la Fondation de l’investir. Mais il pose ses conditions. Transformer ce symbole d’une dictature qui refusait toute liberté d’expression en centre de liberté de création. Un pied de nez à l’histoire. Une revanche de la liberté.
La nouveau destin de la villa est alors confiée au bureau d’architectes NeM. « Le studio a notamment travaillé sur le chantier de la Bourse de Commerce-Pinault Collection » note Bruno Julien. « La vila 31 ne devait pas être un musée de la dictature mais néanmoins intégrer ce passé ». Résultat « Des espaces neutres – des bulles blanches – pour y réécrire de nouvelles et plurielles histoires ».
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