Dry January 3 idées de sobriété joyeuse

Dry January 3 idées de sobriété joyeuse. Du palace à la page en passant par le bar, la sober vibe est chic, festive et intellectuelle.

La sobriété gastronomique au Meurice : le Sobrelier en mode Dry January

La mixologie se diversifie encore un peu plus. Après le cocktail pairing ou la cryomixologie voici la « sobrelierie ». On rembobine. En 2022, Benoît d’Onofrio, ancien sommelier, se lance dans le Sans Alcool et devient le Sobrelier. Il met ensuite des mots sur le zéro degré et le maximum de plaisir dans un ouvrage paru aux éditions du Chêne « Sobrelier ».


Le palace le Meurice incarne le luxe sobre depuis que Benoît d’Onofrio y distille sa magie des arômes. En accord avec le menu de saison de la cheffe Clémentine Bouchon, le Sobrelier revisite la cuvée millésimée de French Bloom (Extra Brut, Vintage 2023, Rosé), un vin pétillant sans alcool primé.

Pour aller plus loin, voici quelques exemples de ses créations complexes, texturées, acidulées :  
  – Courge de Là: pétillant Chasselas + courge butternut + tagètes passion + physalis (inspiré des vins naturels).  
  – Let It Beet: betterave, shiso, muscat de Hambourg.  
  – Random Access Memori : riz de Camargue, kaki, chicorée, graines de mélilot (maturité jusqu’à 1 an !).  

Au Restaurant le Meurice Alain Ducasse, l’accord mets et sobreuvages est proposé à 80 € par personne.
Site : Restaurant le Meurice Alain Ducasse
 

Au restaurant Le Dali, le prix de l’accord avec les trois cuvées French Bloom s’élève également à 80 € par personne.
Site: Dali

Les bars sans alcool qui font le buzz à Paris

Plus abordables et sober freestyle, direction les bars.

Voici les deux adresses les plus solides suivies de deux bonus.

Mocktail au Dejà Bu



Tout d’abord le Déjà Bu. C’est en effet le premier bar-cave 100 % sans alcool de Paris. Lancé par Sarah Missaoui en 2023, on y sert des mocktails premium (Spritz, Negroni, Gin’to revisités) et des spiritueux no/low français. Des ateliers mixologie sont également au programme. Ambiance conviviale, prix ~10 € le verre.

Site : deja-bu.com

4 rue Popincourt, 75011

Cave Le Paon qui boit



Ensuite Le Paon Qui Boit. La première cave 100 % sans alcool de France. Ouvert par Augustin Laborde en 2022, la cave est riche de plus de 550 références. Vins/bières/spiritueux désalcoolisés, kombuchas maison, boissons fermentées. Idéal pour emporter ou déguster sur place. Le Paon qui boit est le temple du « healthy festif ». Il a aussi inspiré le guide « Paris sans alcool friendly » co-signé par le fondateur du lieu. Augustin Laborde, le chantre de la sobrieté heureuse, vient d’inaugurer une deuxième adresse rue Daguerre.

Site : lepaonquiboit.com

61 rue de Meaux, 75019 et 57 rue Daguerre, 75014

Bonus buzz 2026. Le Cambridge Public House (8 rue de Poitou, 75003) qui initie des partenariats JNPR (spiritueux sans alcool) pour des créations éphémères en janvier. Ou encore le Social Bar (25 rue Villiot, 75012) qui passe tout le mois au régime sec.

Lecture, culture, joyeuse et sobre

Un brin de culture en mode no low peut-être ?


Il n’existe pas de club de lecture 100 % « sober » dédié et lancé par une personnalité en 2026. La scène reste encore émergente. On trouve toutefois des formats parfaitement adaptables.

Salon littéraire en mode detox

Supper Book Club



L’incontournable ? Le Supper Book Club qui organise des soirées mensuelles immersives à Paris. Un cocktail de littérature, de gastronomie thématique -menu 3 temps inspiré des livres- et d’animations. Mocktail inclus et options sans alcool sur place. La vibe se veut naturellement joyeuse et sobre.

Site : supperbookclub.com

Autres pistes : Les Silent Book Clubs (lecture silencieuse en groupe, très mindful) via Meetup. Citons le The Paris Friendly Silent Book Club ou The English Language Silent Book Club qui sont par nature sobres et sans pression sociale. Ou encore des clubs classiques (American Library in Paris, bibliothèques parisiennes) faciles à « sober-iser » avec des thés/infusions.  

Les autrices sobres et joyeuses


En 2020, l’écrivaine et journaliste Claire Touzard publie Sans alcool chez Flammarion. Un témoignage puissant sur son chemin vers la sobriété. Ce livre est devenu une référence majeure pour le Dry January en France. L’autrice y raconte son sevrage comme un journal intime, explorant le tabou de l’alcoolisme féminin, les normes sociales. Elle montre aussi comment l’abstinence libère sans frustration. Dans ce récit très littéraire Claire Touzard questionne aussi le mythe de l’alcool comme muse pour les écrivains, en citant des auteurs qui ont bu ou arrêté.



Bien qu’elle n’ait pas lancé un club de lecture dédié 100 % sobre, son livre inspire directement des groupes et anime des discussions.
Ainsi, des clubs de lecture (via Meetup, bibliothèques parisiennes ou cercles privés) intègrent Sans alcool dans leurs sélections Dry January pour des soirées thématiques « sobriété + littérature ».
Le livre est également au cœur de cercles sober-curious où on lit et discute autour de témoignages sur l’abstinence (avec thés, mocktails ou infusions pour rester dans le thème joyeux et sans alcool).


Claire Touzard n’est pas isolée. Stéphanie Braquehais avec Jour zéro, Leslie Jamison avec Récits de la soif ont aussi popularisé l’idée que la sobriété booste la créativité littéraire. De quoi inspirer des formats « culture + abstinence » particulièrement en janvier avec des événements pop-up alliant lecture d’ extraits de ces livres et ginger beer et autres mocktails ou infusions.

Dry January en bref

Le Royaume-Uni lance le Dry January en 2013. Le défi consiste alors à ne pas boire une goutte d’alcool entre le 1 janvier, lendemain de réveillon généralement très alcoolisé, et le 31. En France le « Défi de janvier » est initié en 2020 par les autorités sanitaires. Relayé par les associations et des particuliers, il remporte un succès croissant.

Effets sur la santé et le bien-être

Pixabay

L’année dernière, 4,5 millions de Français ont participé au Dry January, indique la docteure Sarah Coscas, psychiatre et addictologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, et 57% sont allés jusqu’au bout (source France Culture)

Les bénéfices du Dry January vont de la detox saisonnière du foie, perte de poids, à des effets à plus long terme (interroger son rapport à l’alcool, prévenir cancers, problèmes cardiaques etc).

Selon santé publique france, « la consommation d’alcool est le premier facteur de risque de mortalité prématurée et d’incapacité chez les 15-49 ans au niveau mondial (…) En France, elle fait partie des trois premières causes de mortalité évitable. 41 000 décès de personnes de 15 ans et plus résidant en France étaient attribuables à l’alcool en 2015.

De son côté l‘Inserm soulignait en 2021 « qu’en plus d’être associé à des changements dans la consommation, observables jusqu’à 6 mois après le défi, un arrêt de consommation d’alcool pendant un mois permettrait aussi l’amélioration de paramètres physiologiques, cognitifs, de bien-être et de qualité de vie. L’expertise collective de l’Inserm s’est ainsi positionnée en faveur du lancement de campagnes d’arrêt de la consommation, à l’image de l’opération « Dry January », dont les bénéfices (et le faible coût) ont été démontrés ».

La Fedération addiction confirme les effets bénéfiques du Dry January. Ainsi parmi les participants interrogés :

  • 54 % constatent une amélioration de leur bien-être mental ;
  • 42 % déclarent se sentir physiquement mieux ;
  • 31 % dorment mieux.

Et surtout : 58 % se sentent plus confiant·e·s à refuser un verre dans des contextes sociaux.

Photo d’ouverture Pixabay

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